Un mythe persiste toujours : « La période critique pour les feux, c’est l’été, quand il fait très chaud! », mais la réalité est toute autre.
Il faut se méfier des apparences, car le printemps est sournois et peut nous surprendre. La présence de neige peut laisser croire à une absence de danger d’incendie pouvant menacer la forêt. Bien que plusieurs secteurs soient recouverts de neige, l’inflammabilité des sols dégagés varie en peu de temps et la situation peut rapidement devenir critique.
Au printemps, un danger d’incendie bas peut côtoyer un danger d’incendie extrême, à l’intérieur d’une même zone. D’ailleurs, la plupart des incendies débutent en bordure de la forêt en territoire dégagé. Les secteurs les plus vulnérables sont les champs, les bordures de route, sous les lignes de transport électrique et les emprises des voies ferrées où sous l’effet du vent et du soleil, l’herbe, le foin et les feuilles mortes s’assèchent rapidement. Rappelons qu’avant l’apparition de la nouvelle végétation, quelques heures d’ensoleillement suffisent à assécher le combustible de surface. L’herbe sèche, les feuilles mortes et les broussailles sont très propices à la propagation des flammes, même si le temps est frais et que certaines zones forestières sont encore couvertes de neige.
Le printemps est également reconnu pour ses risques élevés de perte de contrôle des feux d’herbe et des brûlages utilisés pour nettoyer les terrains. Ces pertes de contrôle entraînent des incendies de broussailles où les pompiers municipaux sont appelés à intervenir. En un rien de temps, une bourrasque peut propager le feu sur de grandes distances. Si la forêt mature peut résister au passage du feu, il en va autrement des plantations forestières, des bâtiments et autres infrastructures. Les dommages sont souvent considérables et peuvent entraîner de fâcheuses conséquences pour la personne responsable. De plus, une personne fautive peut s’exposer à des poursuites en dommages.
C’est en raison de tous ces facteurs qu’il est essentiel d’adopter le même comportement, printemps comme été, en forêt ou en bordure de la forêt. La prudence est de rigueur et il est important de s’informer avant de pratiquer toute activité qui pourrait menacer la forêt et les biens d’autrui. Avant d’allumer un feu de camp ou de faire du brûlage de rebuts, il faut s’informer du danger d’incendie. Cette information permettra à toute personne d’analyser le risque d’allumer un feu en plus d’adopter toutes les mesures sécuritaires nécessaires pour éviter le pire.
http://www.sopfeu.qc.ca #sopfeu

No comments:
Post a Comment